Connues par sa forte teneur en énergie, avec 1g pour 9 kilocalories, les graisses ont toujours été considérées comme la première cause des différents troubles d’origine cardio-vasculaires et plus particulièrement de la prise de poids. Cependant, cette thèse n’est pas infaillible. De nombreux rapports scientifiques dirigés principalement par les inconditionnels du High Fat Low Carb ou HFLC affirment le contraire. Ces derniers recommandent en effet, de changer même les habitudes alimentaires en consommant plus gras tout en prouvant ses effets notables pour le bon fonctionnement du corps. Comment distinguer alors le bon cholestérol du mauvais cholestérol ?

Sommaire.

    • Les bienfaits des acides gras pour votre organisme.
    • Où retrouve-t-on habituellement les acides gras ?
    • Dans ce cas, quels acides gras faut-il finalement consommer ?
    • Ces conseils pratiques qu’il faut absolument adopter !

Avant d’entrer dans le vif du sujet, voici les principales raisons pour vous faire changer d’avis à réintégrer les graisses dans votre habitude alimentaire. En effet, les lipides, quels que soient ses origines, sont vitaux pour ces 5 bonnes raisons.

  • Premièrement, ils contribuent à former les membranes cellulaires ;
  • Deuxièmement, les lipides composent les tissus cérébraux ;
  • Troisièmement, ils sont responsables de la fabrication de nombreuses substances chimiques et hormonales de l’organisme ;
  • Quatrièmement, les lipides sont des éléments indispensables pour la synthèse des sels biliaires et interviennent en outre au long processus de digestion.
  • Cinquièmement, ils servent de conducteurs pour certains vitamines, essentiels pour un développement psychomoteur équilibré de l’homme : A, D, E et aussi la vitamine K.

Les bienfaits des acides gras pour votre organisme.

Il faut savoir que chaque lipide est composé de différents acides gras. Des acides gras qui jouent un rôle déterminant pour la santé. Contrairement à notre manie de toujours les pointer du doigt, il faut savoir que les acides gras ne sont pas tous mauvais pour notre organisme.

S’ils sont pour la plupart pourvoyeurs de troubles cardio-vasculaires notamment chez les individus prédisposés par l’hérédité, la prise du tabac ou encore des maladies telles que le diabète…Il existe également des acides gras insaturés étiquetés de « meilleures graisses ».

Il y a entre autres des acides gras dits monoinsaturés et d’autres polyinsaturés. Si les premiers préviennent nos artères en réduisant le taux du mauvais cholestérol. Les polyinsaturés, quant à eux, sont non seulement indispensables pour le cœur, le cerveau, la circulation du sang,…Mais aussi d’autres organes du corps humain à l’instar des tissus cutanés.

Le second est en effet constitués d’acides gras dits essentiels dont les acides gras oméga-6 et oméga-3. Ces derniers retrouvés essentiellement dans les aliments puisqu’ils ne sont pas synthétisés d’emblée par l’organisme. Il est recommandé à ce que ces deux types d’acides gras soient en effet inclus dans notre alimentation au quotidien pour maintenir une bonne santé.

Jouant un rôle important au niveau des membranes des cellules de notre organisme, un déséquilibre entre ces deux types d’acides gras peut avoir des graves retentissements sur le corps.

Parmi ces acides gras polyinsaturés, il y en a qui deviennent des acides gras « trans » après leur transformation au sein de l’industrie agro-alimentaire. Ce sont ces derniers qui sont le plus souvent incriminés dans l’augmentation du dit mauvais cholestérol favorisant ainsi l’émergence de maladies comme certains cancers.

Où retrouve-t-on habituellement les acides gras ?

Peu importe l’aliment pris en considération, chaque aliment quel qu’il soit est toujours constitué de plusieurs acides gras retrouvés en proportions variables. Mais il arrive à ce que certains acides gras le composent majoritairement.

On retrouve notamment les acides gras dits saturés dans les produits laitiers entres autres le lait entier, du fromage…Sans compter le beurre, la crème, les charcuteries, l’huile de coco, l’huile de coprah voire les viandes.

Ceux dits monoinsaturés sont par contre retrouvés en abondance dans les huiles à l’instar de l’huile de colza, d’olive ou encore de la graisse d’oie ou encore dans les fruits oléagineux (noix de cajou, amandes ou encore du pistache.

Quant aux acides gras Omega 3, ce sont également dans les huiles de colza, de soja ou encore de lin qui en contiennent en grandes quantités. Par ailleurs, on en retrouve aussi souventes fois dans les poissons gras à l’instar des sardines fraîches ou en boîtes, du hareng, des maquereaux ou encore du thon.

Les acides gras Omega 6 constituent pour la plupart les œufs, le laitage, le beurre. Sans omettre les fruits oléagineux, les huiles de colza, de tournesol, de noix, etc.

Il y a aussi d’un autre côté, les acides gras «trans» encore appelés « mauvais cholestérol ». Les pâtisseries, les biscuits, les pâtes à tartiner, les pains industriels enrichis de graisses, certaines marques de margarines, les glaces du commerce, les crèmes desserts, … Renferment en grande quantités ces mauvaises graisses.

Dans ce cas, quels acides gras faut-il finalement consommer ?

Figurant parmi les macronutriments, les lipides ne peuvent évidemment pas être exclus de notre alimentation journalière et ce sans exception ni aucune. Que vous souhaitiez perdre du poids, cette alternative n’est simplement pas envisageable.

Selon les recommandations de l’OMS, les lipides doivent en effet représenter 30 à 35% de l’apport énergétique de la journée. A titre informatif, les glucides renferment 50 à 55% contre 10 à 15% pour les protéines.

Pour prévenir et protéger notre organisme des pathologies cardio-vasculaires, il importe à ce que votre consommation d’acides gras soient diversifiés tout en veillant à respecter les proportions recommandées dont 50% d’acides gras monoinsaturés, 25% d’acides gras polyinsaturés et les 25% restants d’acides gras saturés.

Ces conseils pratiques qu’il faut absolument adopter.

Pour ce faire, si vous souhaitiez adopter une alimentation équilibrée, il vous faut ainsi :

– Revoir voire réduire votre consommation de viande rouge, de laitages gras.

– Ne pas inclure les acides gras « trans » et/ou industriels cités ci-dessous.

– Au contraire, privilégier la consommation des poissons gras à raison de deux fois par semaine ou journalier de 2 cuillérée à soupe d’huiles de colza ou d’huile de noix…Il s’agit effectivement de graisses rapidement transformées par les muscles.

– Pour ce qui est des œufs, il est possible d’en consommer jusqu’à 6 fois par semaine.

– Consommé cru, tartiné sur du pain ou encore fondu sur des légumes cuits ou sur des féculents, …L’apport journalier de beurre recommandé est en moyenne de 10 grammes.